Comment écrire un cahier des charges pour le développement d’une application mobile ?
Si posséder une application mobile est devenu un levier de croissance incontournable, l’idée seule ne suffit pas. La réussite technique et commerciale exige en effet une bonne planification.
Le secret même du succès se situe en amont, lors de la rédaction du cahier des charges. Il s’agit de la feuille de route qui guidera votre équipe ou votre prestataire. Vous devez donc le rédiger avec une clarté absolue pour éviter tout malentendu coûteux. Voici la méthode pour s’y prendre.
Définir le contexte et les objectifs stratégiques
Aussi talentueux soit-il, un développeur trouvé sur ce site de renom ou ailleurs ne peut pas deviner l’ADN de votre entreprise. Il convient donc de commencer par présenter brièvement votre société, votre histoire et votre positionnement sur le marché. Cela permet aux prestataires de comprendre les valeurs qu’ils devront traduire techniquement et graphiquement.
Vous devez donc expliciter clairement le « pourquoi » de cette application. Quels sont vos objectifs business ? S’agit-il de générer des revenus directs via du e-commerce, de fidéliser une audience existante ou de simplifier un métier en interne ?
En plus de la vision globale, définissez vos indicateurs clés de performance (KPIs). Si vous ne savez pas où vous allez, vous risquez de payer pour des fonctionnalités inutiles.
D’autre part, au lieu de viser tout le monde, dressez le portrait-robot de vos utilisateurs types (les fameux « personas »). En effet, connaître leur âge, leurs habitudes technologiques et leurs besoins spécifiques influencera directement l’ergonomie de la solution.
Lister les fonctionnalités et le parcours utilisateur
Cette étape consiste à décrire ce que l’application doit faire concrètement. Il est tentant de vouloir tout inclure dès la première version, mais nous vous conseillons vivement d’adopter l’approche du MVP (Produit Minimum Viable) en hiérarchisant vos besoins. Ce faisant, distinguez les fonctions vitales de celles qui relèvent du confort.
Par exemple, vous pouvez essayer de décrire le mécanisme d’inscription avec précision. L’utilisateur doit-il créer un compte avec un e-mail ou via ses réseaux sociaux ? Aussi, ne vous contentez pas d’une liste à puces sèche. Racontez plutôt le parcours de l’utilisateur (exemple : l’internaute ouvre l’appli, arrive sur la carte, clique sur un point d’intérêt et voit s’afficher une fiche détaillée).
En outre, il est essentiel de détailler les règles de gestion. Que se passe-t-il si l’utilisateur perd son mot de passe ? Comment sont gérées les notifications push ? Vous pourrez ainsi éliminer les zones d’ombre propices aux malentendus coûteux.
N’oubliez pas également de mentionner le Back-Office (interface d’administration), souvent invisible mais indispensable pour gérer vos contenus et vos clients au quotidien.
Spécifier les contraintes techniques et le design
Pour finir, votre cahier des charges doit aborder la faisabilité et l’apparence. Ici, vous devez absolument répondre à ces questions :
- S’agissant de la technologie, avez-vous des préférences ?
- Souhaitez-vous un développement natif (iOS et Android séparés) pour des performances optimales ?
- Préférez-vous une solution hybride (Flutter, React Native) pour réduire les coûts ?
Si vous n’avez pas l’expertise pour trancher, demandez aux agences de justifier leur choix technique dans leur réponse.
Concernant le design, l’expérience utilisateur (UX) et l’interface (UI) favorisent l’adoption de votre outil si elles sont bien établies. Alors que certains clients fournissent des maquettes déjà prêtes, d’autres attendent des propositions créatives.
Précisez votre cas et joignez votre charte graphique (logo, couleurs, typographies) ou, à défaut, un « moodboard » avec des exemples d’applications dont vous appréciez le style.
D’un autre côté, les aspects légaux et sécuritaires sont non négociables. Avec le RGPD, vous devez spécifier comment seront stockées et protégées les données personnelles.